L’angoisse du trou numéro 1, surtout en compétition, vous connaissez ?

Ce trou numéro 1 la plupart du temps est un par 4 ou un par 5 et malgré l’inévitable pression qui nous envahit au moment d’exécuter cette première mise en jeu, il va falloir qu’on sorte du sac le Driver.

On sait bien que cette pression est inutile mais comment ne pas la subir ? On a tellement envie de réussir ce début de compétition.

Alors que pour beaucoup de joueurs, le driver n’est pas le club le plus fiable du sac. On se sait capable de réaliser un très beau drive tout droit, on en « sort » souvent au practice, mais aussi sur le parcours.

Seulement là c’est le trou numéro 1, cette fichue pression et pourtant il va falloir le claquer ce drive quasi parfait.

Avez-vous bien lu ce que j’ai écrit ?

Il bien falloir sortir le driver

Mais pourquoi ?

Peut-on le laisser dans le sac pour ce trou de l’angoisse ?

Prenons l’exemple de ma compétition d’aujourd’hui.

Je suis ce qu’on appelle un bogey player. Je suis censé jouer le bogey sur tous les trous en moyenne.

Et je suis au départ du trou numéro 1 du Royal Golf de Hua Hin, un par 5 qui propose 545 mètres des départs jaunes (qui ici sont blancs).

Et si on considérait ce trou à rebours ?

Bogey player, je peux compter sur mon bon putting du moment pour ne jouer que 2 putts une fois sur le green.

Pour mon objectif de bogey je dois donc atteindre ce green en 4 coups.

Mon club de prédilection pour poser la balle sur le Green est le pitching wedge que je peux jouer avec un bon relâchement entre 100 et 110 mètres.

Je dois donc jouer mon 4eme coup à 105 mètres du green environ

Je rappelle : Par 5 de 545 mètres

Coup 4 : 440 mètres + 105 mètres = 545 mètres

Donc avant ce dernier coup j’ai parcouru 440 mètres en 3 coups. Mon troisième coup a pu être un fer 7 ou fer 6 joué tranquille avec lequel je parcours environ 140 mètres sans forcer.

Coup 3 : 300 mètres + 140 mètres = 440 mètres

J’ai donc joué ce 3ème coup alors que j’avais déjà parcouru environ 300 mètres sur ce fairway.

Pour arriver à ces 300 mètres j’ai peut-être joué précédemment un autre coup de fer 7 ou 6 d’environ 140 mètres. C’était mon deuxième coup que j’ai donc joué alors que j’avais déjà parcouru avec mon premier coup environ 160 mètres.

Coup 2 : 160 mètres + 140 mètres = 300 mètres

Mais pour réaliser 160 mètres depuis le départ je n’ai pas choisi mon driver. Lorsque je réalise un bon drive je parcours environ 190 à 200 mètres mais comme je l’ai dit au début le driver n’est pas mon club le plus fiable.

Et ici pour atteindre mon objectif de 160 mètres, il me suffit de jouer un fer 3 très tranquille, voire un fer 5 bien rythmé (je n’ai pas de fer 4).

Je pourrai aussi opter pour un bois 5, moins susceptible de gros incident que mon driver. Et voilà je l’ai mon coup de départ et sans pression

Coup 1 : 160 mètres

Aujourd’hui c’est comme cela que j’ai joué ce trou numéro 1. Les 2 putts étaient au rendez-vous avec une approche à environ 10 mètres du drapeau et un deuxième putt donné à 50 cms.

Je jouais avec 3 copains qui avaient choisi le driver. L’un a réalisé un drive magnifique et a finalement joué bogey.

Les 2 autres se sont égarés dans les arbres et ont fini en 7.

C’est pas si compliqué le trou numéro 1 lorsqu’on en élimine la pression.

Au trou numéro 2, j’ai sorti du sac le driver pour un bon drive sans angoisse.

La carte à la fin du parcours n’était pas très bonne mais là c’est une autre histoire.