Tout le monde, en tout cas dans ma génération, connaît le fameux sketch de Coluche sur les lessives notamment ce moment extraordinaire où il se demande ce qu’est une lessive qui lave plus blanc que blanc.
Mais savez-vous qu’au golf il y a des gens qui sont plus pros que les pros ?
J’en ai encore rencontré un au practice cette semaine.
Sur le tapis adjacent au mien, une jeune femme thaïlandaise prenait ce qui était manifestement son premier cours de golf. Assis sur le banc derrière son mari la contemplait avec admiration.

C’était un de ces couples que je n’apprécie guère. J’ai d’ailleurs écrit un article sur mon blog à ce sujet.
Il s’agissait en effet d’un monsieur européen très probablement un peu plus âgé que moi, disons entre 70 et 75 ans et d’une très jeune femme thaïlandaise probablement entre 30 et 35 ans.
Mon petit plaisir personnel lorsque je rencontre un de ces couples au practice est d’aller engager de façon très conviviale la conversation avec le monsieur. Et au bout de quelques échanges, de lui glisser perfidement : "Oh, your daughter do very good"
Pour les non anglophones, on peut traduire par : « Votre fille se débrouille très bien. »
En général, il me fusille du regard et la conversation s’arrête.
Bref, cette jeune femme s’en sortait correctement pour cette première leçon donnée par un professeur thailandais, ce qui était confortable pour elle. À la fin de mon entraînement sur tapis, je me suis rendu au chipping green.
Et voilà ce couple qui arrive toujours avec le pro qui commence à initier la jeune femme à la terrible complexité des approches.
Le mari s’est positionné de l’autre côté du green d’approche ce qui lui permettait d’arrêter certaines balles topées qui arrivaient un peu vite et de les renvoyer vers cette charmante débutante.

Elle ne s’en sortait pas mal. Ce que j’apprécie assez avec les profs thaïlandais, c’est qu’ils ont tendance à beaucoup faire exécuter, montrer un peu, laisser faire à nouveau et relativement peu parler ce qui n’est pas le cas de tous les pros, hélas.
Néanmoins, ce qui devait arriver arriva. La jeune femme maîtrisant de mieux en mieux les approches, le mari avait tendance à se tenir plus près d’eux, puisqu’il avait moins de travail au fond du green.
Inévitablement il s’est approché d’elle à moment donné, coupant le pro thaïlandais au milieu d’une phrase pour donner à sa jeune compagne des conseils éclairés en expliquant en anglais et mimant le geste idéal qu’elle devrait réaliser. 
Chapeau bas au prof qui est resté de marbre attendant simplement la fin des explications pour reprendre son cours. Sitôt ses judicieux conseils délivrés le mari est reparti un peu plus loin sur le green d’entraînement pour continuer à ramasser les balles.
J’ai omis de préciser que précédemment au practice pendant que sa jeune femme se reposait un peu, le mari avait exécuté quelques swings dont je peux vous assurer que les montrer à de jeunes élèves en école de golf provoquerait certainement une crise d’hilarité.

Mais quand on sait mieux que les pros, qu’on est plus pro que les pros, il est bien naturel de le montrer n’est-ce pas ?
