Tous ceux qui pratiquent le golf, comme c’est le cas pour la plupart des sportifs, apprécient non seulement de jouer mais également de regarder les professionnels évoluer dans les compétitions.
J’ai eu l’occasion d’assister il y a quelques années à un tournoi majeur, l’Evian Masters.
C’est une expérience unique qui permet d’approcher au plus près des joueuses et de s’imprégner de leur swing. C’est à cette occasion que je suis devenu un fan absolu d’In Gee Chun qui est toujours ma référence golfique hommes et femmes confondus aujourd’hui, tant pour la souplesse et l’élégance de ses gestes que pour son attitude sur le parcours et en dehors.
Au-delà du jeu professionnel, c’est également une ambiance qui se développe sur un parcours le rendant très différent de son aspect habituel.
Cette semaine mon golf de tous les jours, le Royal Golf de Hua Hin (Thaïlande), déjà très agréable en temps normal s’était paré de ses plus beaux atours pour accueillir une compétition masculine de l’Asian tour.
Le personnel du golf met en place des petites barrières blanches autour du putting green et du chipping green. Ces barrières apportent un vrai plus à l’esthétique de cette partie du golf, il est presque dommage d’ailleurs que dès le tournoi terminé, elles soient enlevées et remisées jusqu’au prochain.
Des petits kiosques blancs ont également été ajoutés près des départs du 1 et du 10 et des panneaux publicitaires un peu partout.
On voit également apparaître quelques golfettes particulières, celles des commissaires de parcours, du directeur du tournoi ou du ravitaillement en eau étant bien identifiées.
C’est toute une ambiance et vivre cela pendant cinq jours m’a bien aidé à supporter l’interdiction du practice que sans nul doute, sans la possibilité d’aller chaque jour admirer ces champions, j’aurais vécu comme un drame personnel.
Bien entendu, j’exagère ; les vrais drames se jouaient sur le parcours, avec leur lot comme d’habitude chez l’être humain d’ego mal placé. Un italien (Ortolani) était en tête en avant-dernière partie à égalité avec le leader de la veille qui le suivait dans la dernière partie.
Sur ce par 4 en léger dogleg gauche qui est assez court pour ce type de joueurs, tous ceux qui ont assuré un drive au milieu du fairway ont eu un putt pour birdie après une courte approche.
Pourquoi Ortolani a-t-il pris l’option de mettre un énorme drive lui seul le sait, mais il s’est égaré dans les arbres à gauche. Heureusement grâce à 2 très belles approches (impossible avec une seule approche de sortir de là où il était) et un putt, il a réussi un par pendant que son adversaire concédait un bogey au 17.
Avec un birdie au 18 Ortolani aurait gagné. Kraivixien qui le talonnait dans la partie suivante, réussira lui le birdie, envoyant les deux joueurs en Play Off. Et Kraivixen gagne au premier trou.
Il convient bien entendu pour apprécier un tel évènement d’être bien équipé le sac de golf étant troqué pour l’occasion contre d’autres matériels indispensables.




















