Conduire un 2 roues en Thaïlande : une folie ?

Cet article est en gestation depuis très longtemps, parce qu’il y a beaucoup de choses à dire, je vais le publier en l’état et le mettre à jour régulièrement.

Article mis en ligne le 12 juin 2026

par Pierre

Je vais essayer dans ce long article de répondre à cette question posée en titre : faut-il être fou pour oser conduire un 2 roues en Thaïlande ?

J’habite maintenant depuis 3 ans à Hua Hin et je conduis chaque jour un scooter de 150 cm3, majoritairement pour des déplacements en ville mais parfois aussi des déplacements routiers dans un rayon maximum d’une heure autour de la ville. J’ai également loué un scooter à plusieurs reprises lors de mes visites d’autres régions ainsi que du Laos ou du Cambodge.

J’ai 48 ans de permis voiture et 30 ans de permis moto, jamais d’accident, jamais tombé de moto, jamais touché une autre voiture ou un obstacle, même pas une rayure. Et je mesure ma chance.
Analysons d’abord quelques données statistiques pour estimer les risques ici.

Les chiffres

Comparatif routier France/Thailande
Quelques données brutes à analyser
Indicateur FranceThailande
Superficie 551700 km2 513100 km2
Population 68 millions 72 millions
Âge moyen 42,7 ans 41,9 ans
Nombre de voitures 39 millions 20 millions
Nombre de 2 roues motorisés 4 millions 22 - 23 millions
Nombre accidents par an 55000 accidents corporels 15000 - 17000 (majeurs)
Nombre de morts par an 3200 - 3500 18000 - 20000
Nombre de blessés par an 240000 850000 - 950000

A noter qu’en Thaïlande ne sont recensés que les accidents majeurs, je n’ai pas pu trouver de chiffres du nombre réel d’accidents qui est bien évidemment beaucoup plus élevé.

Ces chiffres montrent clairement qu’il y a beaucoup plus de risques d’être tué ou blessé en Thaïlande qu’en France mais lisons plus et mieux que les données brutes.

  1. Ce n’est pas une question d’infrastructures uniquement
  2. Ce n’est pas juste “les Thaïs conduisent mal” (vision simpliste… et fausse)
  3. Les explications sont plus complexes et multiples

Les infrastructures

Vu depuis un pays européen, surtout si on n’a jamais mis les pieds en Asie, on peut imaginer que la Thaïlande est un pays relativement peu développé et notamment au niveau des infrastructures routières.
Ce n’est pas du tout la réalité qu’on peut observer ici

Il y a un réseau autoroutier et un réseau de grandes routes qui sont en excellent état. La plupart du temps ces routes sont bétonnées et pas goudronnées ce qui n’est pas une mauvaise chose vu la chaleur.

Il peut y avoir effectivement des petits problèmes sur la route comme des nids de poules pas bien réparés, mais c’est surtout sur des petites routes secondaires qu’on peut observer ça et cela ne me semble pas représenter le plus grand danger.

Par contre en ville surtout après de grosses pluies, les réparations sur la route parfois s’abîment tres vite. On peut passer un jour sur une rustine de goudron en bon état et le lendemain il y a de nouveau un gros trou à la place. D’autant que beaucoup de routes en béton sont réparées avec du goudron et ça tient assez mal.

Je vais revenir plus loin sur les dangers de la route..

Le code de la route

Certains farangs farang
farangs
« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
ont l’air de penser qu’il n’y a pas de code de la route en Thaïlande , c’est faux. Il y a un code de la route qui est probablement presque aussi précis que le code de la route français. Je n’ai pas pu en trouver d’exemplaire en anglais et bien entendu encore moins en français. Par contre j’ai trouvé un livre de vulgarisation du code de la route et de la conduite en Thaïlande, un livre écrit en anglais qu’on peut trouver dans tous les magasins Asia Books et que je recommande vivement à tous ceux qui veulent conduire en Thaïlande.

Thailand driver's handbook
Thailand driver’s handbook

Voici ce qu’on peut par exemple trouver dans ce livre.

Quelques indications sur les infrastructures routières
Quelques indications sur les infrastructures routières


L'usage du téléphone au volant est interdit.
L’usage du téléphone au volant est interdit.


Le danger c'est les autres.
Le danger c’est les autres.


Des informations sur l'achat d'un véhicule neuf…
Des informations sur l’achat d’un véhicule neuf…


… ou d'occasion.
… ou d’occasion.


Les informations sur les différents types de plaques.
Les informations sur les différents types de plaques.
Des informations sur les assurances.
Des informations sur les assurances.

L’assurance obligatoire ne couvre presque rien et par contre n’est pas chère du tout.

L'assurance de type 1 : équivalent tous risques en France.
L’assurance de type 1 : équivalent tous risques en France.

Ca c’est extrêmement important.
Pourquoi ?
Parce qu’en cas d’accident avec un autre véhicule, voiture ou 2 roues, ou un piéton, quelles que soient les circonstances de l’accident, vous serez presque systématiquement considéré comme en tort. Entre la parole d’un farang farang
farangs
« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
et celle d’un thaï, qui trouvera des témoins oculaires même s’il n’y avait personne sur les lieux, il sera presque impossible d’éviter de payer. En admettant qu’on puisse avoir accès aux caméras de la CCTV, on pourra peut-être prouver qu’on n’a pas TOUS les torts. Mais dans tous les cas, les frais de réparation et hospitaliers risque très fortement de revenir au farang farang
farangs
« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
.. Il est donc PRIMORDIAL de choisir une assurance de classe 1 et de ne pas rester sur l’assurance obligatoire Por Ror Bor.

Des informations sur les différents marquages au sol.
Des informations sur les différents marquages au sol.


Les piétons sont prioritaires aux passages protégés !
Les piétons sont prioritaires aux passages protégés !
C’est ce qui est écrit dans le code, comme en France. En réalité, les voitures ne s’arrêtent pas. La traversée d’une avenue est très dangereuse ici. Je recommande vivement aux piétons de chercher une passerelle.


Les panneaux routiers.
Les panneaux routiers.


Et les 200 questions susceptibles d'être posées au test du code.
Et les 200 questions susceptibles d’être posées au test du code.


Une disposition très particulière et étonnante pour les plaques provisoires
Une disposition très particulière et étonnante pour les plaques provisoires

C’est vraiment à connaître ce détail insolite : les véhicules fraîchement immatriculés, c’est à dire avec une plaque rouge, n’ont l’autorisation de circuler qu’entre le lever et le coucher du soleil. En pratique il y a peu de chances d’être verbalisé.

Les distances de sécurité.
Les distances de sécurité.


Le taux d'alcoolémie toléré.
Le taux d’alcoolémie toléré.

Quelles conditions pour conduire un 2 ou 3 roues en Thaïlande en toute légalité ?

La loi thaïlandaise est très claire : Pour conduire un 2 roues en Thaïlande, il est OBLIGATOIRE de posséder soit :

  • le permis de conduire international avec la mention du permis moto dans son pays d’origine.
    ATTENTION ! Pour la France il s’agit bien et exclusivement du permis A. Quel que soit la cylindrée du 2 roues que vous louez ou achetez en Thaïlande, les permis A1 ou A2 NE SONT PAS RECONNUS ! C’est fondamental d’avoir conscience de cela parce que les loueurs ne vérifieront souvent pas. Vous pourrez donc louer un 2 roues MAIS en cas d’accident, responsable ou non, AUCUNE assurance ne vous prendra en charge si vous n’êtes pas titulaire du permis international ET du permis A.
  • le permis de conduire thaïlandais « motorcycle » que vous pouvez passer si vous avez un visa longue durée et une preuve de résidence. Ce permis est valable d’abord 2 ans puis à renouveler tous les 5 ans.

Les thaïlandais conduisent mal ?

Les thaïlandais ne conduisent pas mal, ils ont même une certaine habileté, surtout ceux qui conduisent en scooter. Par contre ils conduisent d’une façon particulière et ça il faut s’y adapter.
Ils commencent à conduire des scooters très jeunes, autour d’une dizaine d’année, souvent à 3, 4 voire 5 sur un véhicule.
Dans l’ensemble ils conduisent assez lentement surtout en ville (30->50 km/heure) mais comme partout il y a quelques fous et on peut de temps voir à la télé le compte-rendu d’accidents horribles dûs souvent à une vitesse excessive. Des jeunes perdent la vie chaque semaine hélas.

En Thaïlande il faut conduire dans le flux. C’est-à-dire qu’il y a peu d’arrêts complets, même aux intersections où il est censé y avoir un stop. Souvent les scooters ralentissent et passent notamment vers leur gauche. Parfois aussi ils traversent pour tourner sur leur droite. Les voitures font de même et chacun passent en ralentissant plus ou moins.
Ce qui signifie aussi qu’il ne faut JAMAIS vous attendre à avoir la priorité. À tous moments alors que vous pensez logiquement que c’est à vous de passer un autre véhicule, scooter ou voiture, est susceptible de vous couper la route.

Un scoop et je ne vais pas me faire que des amis : les farangs farang
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« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
sont inconscients et conduisent TRÈS MAL ! Inconscients parce qu’avec la culture occidentale ils devraient être les premiers à se protéger en étant correctement équipés et en portant un casque. Mais ce n’est pas le cas !

A Bangkok la plupart des conducteurs portent un casque parce que les contrôles sont fréquents. Mais à Hua Hin qui est une petite ville de province, il est très rare d’être arrêté pour non port du casque. Et comme les farangs farang
farangs
« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
sont friands de la liberté que leur offre la Thaïlande par rapport aux pays européens qu’ils jugent très contraignants, ils en profitent de façon très peu intelligente. Ils pensent que la liberté est de conduire sans casque et en tongs. Mais c’est une pseudo liberté qui se paye très très cher ! En cas de chute ça ne pardonne pas.
Ici en proportion du nombre d’utilisateurs on peut dire qu’il y a plus de thaïlandais qui portent un casque que de farangs farang
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« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
. Beaucoup de farangs farang
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« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
n’en porte pas, ou alors ils mettent sur leur tête un soi-disant casque pour éviter l’amende. Parfois un casque de vélo ou de skate ( j’ai même vu un casque de chantier), ou un casque bol en caoutchouc ou cuir, avec la sangle pas attachée. Évidemment la quasi totalité conduisent en tongs et sans gants.
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Aujourd’hui, je suis arrivé sur le lieu d’un accident qui venait juste de se produire. Je n’ai pas vu comment ça s’était passé, j’ai juste vu le farang farang
farangs
« farang » est un terme générique désignant les Occidentaux blancs, principalement utilisé en Thaïlande et au Laos. Le mot a des origines persanes, provenant du mot « Francs » et s’est répandu pour désigner les Européens occidentaux.
pas bien jeune qui était au sol. Il était assis par terre, il avait une main blessée et il avait l’air un peu sonné. À 2 m de lui, il y avait son casque bol en plastique qui n’était pas resté sur sa tête, puisqu’évidemment il ne devait pas être attaché comme c’est presque toujours le cas. Si sa main était blessée, c’est parce qu’il n’avait pas de gants. De plus il était en tong et je pense que ses pieds devaient être dans un sale état aussi.

Scooters à 3 roues

Petite précision pour tous ceux qui ont l’habitude de conduire des scooters à trois roues en France. En France, sans avoir le permis moto, il est possible à cause d’une faille dans la législation de conduire des motos, très puissantes, par exemple des Piaggo MP3 500 ou des Peugeot Métropolis 400 qui sont de véritables motos déguisées en scooter avec deux roues devant et une roue derrière. En Thaïlande, il n’y a pas de MP3, ni Métropolis. La marque Yamaha étant très bien implantée en Thaïlande, on peut trouver des Tricity 300 avec les 2 roues devant, c’est assez cher.
Je vous arrête tout de suite, pas de fausse joie, la législation n’est pas la même ici. Et si vous voulez conduire un de ces scooters à trois roues il vous faudra bien le permis international avec la mention du permis moto ça ne change rien.

La situation particulière des salengs saleng
salengs
Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.

Un saleng avec un toit

La situation historique (jusqu’à début juin 2026

Jusqu’à cette année, les salengs saleng
salengs
Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.
étaient dans un vide juridique ambigu. Selon la loi thaïlandaise, les salengs saleng
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Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.
pouvaient être enregistrés, mais uniquement pour transporter des marchandises — pas des passagers. Le transport de passagers par saleng saleng
salengs
Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.
était interdit par l’article 14 de la loi sur les véhicules motorisés de 1979, passible d’une amende maximale de 2 000 bahts.

En pratique, lors du contrôle technique (MOT), le sidecar devait être retiré et le véhicule était testé seul — ce qui signifiait qu’il n’y avait pas de contrôle technique pour le sidecar lui-même. Un policier interrogé directement avait confirmé : « pas légal, mais toléré parce que beaucoup de Thaïlandais n’ont pas de voiture. »

Un saleng

Ce qui vient de changer (4 juin 2026

Le Département des Transports Terrestres (DLT) a officiellement assoupli les règles d’enregistrement des sidecars de motos, introduisant un nouveau cadre réglementaire qui les reconnaît formellement comme des « véhicules de l’économie communautaire ». L’objectif est d’intégrer ces véhicules très utilisés dans le cadre légal formel, afin de standardiser leur construction et réduire les risques routiers.

Les nouvelles exigences techniques sont les suivantes : le sidecar doit obligatoirement être fixé sur le côté gauche du véhicule, ne pas obstruer le champ de vision du conducteur, et être équipé de systèmes de freinage efficaces, d’une fixation robuste, et d’un éclairage complet incluant des réflecteurs pour la visibilité nocturne. Une fois le véhicule inspecté et approuvé, il sera classé dans la nouvelle catégorie officielle RY.12, avec une taxe annuelle symbolique de seulement 150 bahts.

Il est donc désormais possible de conduire LÉGALEMENT un saleng saleng
salengs
Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.
, toujours en respectant les obligations de permis, c’est à dire pour un touriste d’être en possession du permis MOTO dans son pays d’origine (permis À pour la France) assorti du permis international, ou bien entendu être titulaire du permis motorcycle thaïlandais comme moi. En aucun cas il n’est légal de conduire un saleng saleng
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Les saleng sont des scooters avec side car. Ils sont utilisés dans une multitude d’activités et de métiers. Il semble qu’ils ne soient pas homologués mais il y en a partout. C’est un des véhicules de base du petit commerce en Thaïlande, mais aussi des activités familiales, artisanales et agricoles.
avec un permis B français.

Problèmes particuliers que vous rencontrerez sur la route

  • Un scooter qui se trouve au bord de la route (ou également une voiture d’ailleurs souvent) qui veut démarrer et s’insérer dans le flux de circulation. En général, il va le faire sans se préoccuper des véhicules qui arrivent et les véhicules qui arrivent sur la route vont s’adapter à ça et s’écarter ou ralentir. Parfois, certains véhicules oublient de ralentir. Ça ça fait partie des causes d’accident. Lorsque vous conduisez sur une route en Thaïlande et notamment en ville, il faut vous attendre à tout moment à ce que quelqu’un démarre et s’insère dans la circulation quelle que soit la densité de la circulation.
  • Comme on l’a vu, les priorités existent dans le code de la route. Formellement, elles existent en réalité, elles sont rarement respectées. La priorité en Thaïlande est plutôt celle-ci : d’abord les très gros véhicules, camions ou bus ensuite les grosses voitures, les 4x4 par exemple, les pick-ups ( il y a énormément de gros pick-ups en Thaïlande), ensuite les plus petites voitures, puis les scooters, puis les vélos, puis les piétons. Vous comprenez bien que quand on est piéton, on n’a jamais la priorité en Thaïlande.
  • Travaux sur la route : Vous avez certainement l’habitude dans les pays européens de ce comportement qui paraît normal : s’il y a des travaux sur un côté de la route, les véhicules qui arrivent de ce côté de la route vont laisser passer les véhicules qui arrivent en face en général, ralentir voire s’arrêter . Ça fait partie du code de la route et c’est un comportement normal en Europe. Attention parce qu’en Thaïlande, ça ne se passera pas comme ça. Si vous roulez sur votre voie qui est parfaitement dégagée et qu’il y a des travaux sur la voie d’en face le véhicule qui arrive sur la voie d’en face s’il a envie de passer de contourner les travaux en roulant sur votre voie il le fera et il le fera d’autant plus facilement qu’il est plus gros que vous. Donc encore une fois si vous arrivez en scooter et qu’il y a une voiture, un gros 4X4 ou un camion qui arrive en face du côté des travaux, attendez-vous à ce qu’il passe. Si vous arrivez en voiture et que le véhicule qui arrive en face est plus gros que vous, camion, bus, il passera presque à coup sûr. Prudence, prudence !

Cet exemple d’un petit trajet vous montre à quel point il faut être prudent en permanence.

  • Un des principaux dangers sur les routes thaïlandaises : les chiens errants ! Généralement ils ne sont pas agressifs sauf en bande et plutôt peureux. Mais ils peuvent traverser à tout moment et ils ont l’habitude de dormir SUR LA ROUTE. Et de ne pas s’écarter lorsqu’un véhicule arrive. Les thaïs ont l’habitude et les évitent. Il est très rare de voir un chien écrasé. Mais cela demande une attention constante.

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Conclusion

Pour répondre à la question posée en titre : non, ce n’est pas de la folie de conduire un deux roues en Thaïlande. Par contre c’est beaucoup plus dangereux que dans la plupart des pays européens

Il faut conduire avec beaucoup plus de prudence et j’espère que vous n’avez pas que deux yeux parce qu’il faut regarder à la fois vos rétroviseurs, la route à gauche immédiatement devant vous surtout pour les chiens et les véhicules qui peuvent s’insérer dans la circulation, la route un peu plus loin bien entendu pour prévoir ce qui peut arriver et également ce qui se passe sur votre droite.

Pas question ici de prendre le temps de regarder le paysage, surtout en ville ça ce serait de la folie !

Mon conseil, c’est de conduire dans le flux en essayant de conduire à la fois le plus possible comme les thaïlandais, mais en y rajoutant des éléments de prudence que eux ne connaissent pas comme par exemple des distances de sécurité beaucoup plus importantes, devant vous mais aussi sur le côté.
Par exemple je vous conseille de conduire à peu près à 1 m du côté gauche et pas complètement contre le côté gauche.

Pourquoi ?
Parce que les véhicules qui vont vous doubler que ce soit des scooters ou des voitures ne vont pas respecter une distance d’un mètre comme cela peut se faire en Europe. Ils risquent de passer juste à côté de vous à quelques centimètres. Donc le fait d’être vous-même un petit peu plus loin du bord de la route va vous permettre temporairement de créer cette distance de sécurité en vous rapprochant du bord au moment où vous êtes doublé, puis vous vous remettez de nouveau à 1 m du bord. C’est une solution de prudence qui vous sortira de pas mal de situations chaudes.


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